Les Chroniques de Québec

Le blogue d'une fille qui fait dans le "Off-400e".


Enfin!

Je me trouvais anormale, mais voici qu'un psy pense comme moi.

400e: Le moulin à images

(Source: http://www.canoe.com/divertissement/arts-scene/nouvelles/2008/06/21/5947141-jdq.html)

J'ai finalement assisté à la projection du "Moulin à images" de Robert Lepage sur les silos de la Bunge dimanche soir dernier. Mon conjoint et moi étions arrivés très tôt pour être sûrs d'avoir de bonnes places du haut de la côte de la Canoterie d'où l'on peut voir les silos en entier sans avoir à se casser le cou puisqu'ils sont à la hauteur des yeux.

Merci beaucoup M. Lepage, c'est un fichu de beau cadeau que vous nous avez fait.

Ce n'est pas tant impressionnant du point de vue du fond, puisqu'il s'agit en gros d'une récapitulation de 400 ans d'histoire, que de la forme. Lepage en rêvait depuis longtemps, paraît-il, des silos de la Bunge, et lorsque les gens du 400e l'ont approché, il leur a dit que l'oeuvre aurait les silos comme support, et rien d'autre. Quelquefois, s'entêter, ça porte fruit...

Les silos et la partie centrale, qui semble être constituée de bureaux, sont exploités à merveille, au maximum de leurs capacités. Ladite partie centrale devient tantôt des vitraux d'église, tantôt un clocher, tantôt le tableau indicateur au Colisée où l'on peut voir que le 26 (Qui était-ce? Je le sais!) a écopé d'une punition. L'oeuvre était aussi accessible au grand public; j'apprécie beaucoup ce que fait Lepage en général, mais je sais que ce n'est pas tout le monde qui entre facilement dans son univers éclaté. Cet écueil-là a aussi été évité.

Bref, ce fut un beau moment. Merci encore.

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La droite va au cinéma (et s'étouffe avec le popcorn)

Ma grande amie Nathalie Elgrably (vous savez, celle qui pense que je devrais être payée plus cher qu'un prof de 20 ans d'expérience en adaptation scolaire parce que j'enseigne au PEI et que mes élèves ont des bonnes notes) est allée voir WALL-E avec ses enfants (pauvres eux...) et nous a fait part de son expérience dans un billet, ma foi, on ne peut plus drôle.

Juste le titre, c'est à mourir de rire:

Attaque contre l'humanité

Rien de moins mes amis... On oublie Hitler, Staline et autres Milosevic, le vrai pourfendeur de la race humaine, c'est lui:
Menaçant, n'est-ce pas?

Je poursuis avec des extraits choisis:


"Wall-E aurait pu être une belle et touchante histoire d'amour entre robots (à condition d'aimer les films quasi muets). Mais c'est bien plus que ça : Wall-E, c'est 95 minutes de propagande contre la civilisation moderne ! C'est une attaque contre la technologie, une charge contre notre mode de vie et une insulte à l'espèce humaine."

Ah! les films où ça ne parle presque pas... Quel ennui, hein? Il faut faire un effort pour comprendre, c'est terrible! (Duh...)

Ça m'énerve horriblement quand les gens de droite mettent tous les défenseurs de l'environnement dans le même panier sous prétexte qu'ils veulent tous que l'on retourne au Moyen Âge. C'est vrai, il y en a qui sont terriblement fatiguants (je ne nommerai personne). Mais je ne pense pas que les gens de Pixar ont voulu prêcher le retour à l'attelage de boeufs.

Une insulte à l'espèce humaine... hahahaha... hahahahaha ... ... ... Excusez-moi il a fallu que je me relève, j'étais en train de me rouler par terre.


"Le film suppose que l'être humain est capable de saccager la terre sans scrupules jusqu'au point de non-retour. Or, il suffit de comparer la salubrité des villes contemporaines à celles du XVIe siècle et de songer aux efforts constamment déployés pour améliorer notre environnement pour comprendre que cette prémisse est injustifiée et injustifiable."

Je regrette, mais je ne comprends pas où elle veut en venir. Je pense que PERSONNE, même chez les "go-gauchistes", ne veut revenir au XVIe siècle. Par contre, il faut lutter contre les ABUS générés par le mode de vie moderne. C'est une nuance que Mme Elgrably (et bien des gens de droite) ne semble pas être en mesure de faire.

"De plus, le film présente l'Homme comme un être courtois, mais que la technologie a rendu paresseux, sans ambition et carrément léthargique. D'une obésité morbide, il passe ses journées allongé à regarder la télé et à consommer des boissons hypercaloriques. C'est peut-être le cas de certains, mais cette image n'est certainement pas représentative de la majorité qui travaille dur, prend soin de sa santé, s'intéresse à la culture, se soucie de son prochain, etc."

Ah! oui, j'oubliais que les gens de droite et les néo-libéraux se soucient teeeeeeeeeellement de leurs prochains...

En passant, dans certains États du sud américain, c'est près d'un adulte sur trois qui est obèse. Ça commence à être plus qu'une minorité.

Mais Wall-E ne se contente pas de caricaturer certains comportements. Il glorifie des choix absurdes. Il présente des humains qui disposent d'une technologie capable d'assurer leur sécurité alimentaire pendant 700 ans mais qui choisissent d'y renoncer pour s'adonner à l'agriculture traditionnelle. Le film idéalise des procédés agricoles moyenâgeux qui sont éreintants en plus de nous rendre tributaires des caprices de Dame Nature. Est-ce cela, l'évolution ?

Je n'ai vu aucun procédé "moyenâgeux" dans le film si ce n'est le capitaine du vaisseau qui plante un germe dans la terre. Quelle extrapolation ridicule et d'une mauvaise foi manifeste!

Peut-être qu'après 700 ans de bouffe insipide j'aurais le goût de manger des vraies choses. Le mouvement est déjà commencé avec le bio, le "slow food", etc. Mais c'est vrai que tout cela est bien trop "moyenâgeux"...

"Alors, pourquoi la critique est-elle aussi élogieuse pour un film qui vise à endoctriner des enfants naïfs et crédules ?"

Un autre dada de la droite... Le spectre de l'endoctrinement est partout! CE SONT DES ENFANTS! Ils voient les choses avec leurs yeux et sont à mille lieues de constater ce qu'on pense qu'ils voient. Calmez-vous les nerfs cibole!

"Finalement, alors que le film dénonce la surconsommation, Pixar trouve le moyen de commercialiser mille et un produits à l'effigie du charmant robot. Le producteur de Wall-E dénonce ce qui lui permet justement de faire fortune. Il nous fait la morale pendant une heure et demie mais encourage la consommation de gadgets. Plutôt hypocrite, non ?"

Elle a quelque peu raison, quoique ce n'est pas tant hypocrite que paradoxal. Néanmoins, en ne surconsommant pas de ces gadgets, peut-être joindrons-nous la parole aux actes en montrant que le message a porté fruit.

Et de grâce, qu'on se calme, WALL-E est un film d'anticipation pour enfants qui montre ce qui pourrait arriver. Ça demeure une hypothèse. C'est bien dommage que la droite ne soit pas capable de reconnaître un tel fait.

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J'en suis pas

Je n'étais finalement pas sur les Plaines dimanche soir, même si ça me tentait beaucoup.

Mais quand j'ai réalisé qu'après 3 heures d'attente j'avais pratiquement reculé dans la file d'attente, que m'asseoir par terre serait impossible et que j'étais sur le bord de me "pogner" avec ceux qui m'entouraient, particulièrement ceux qui me dépassaient, je suis partie.

Y'avait trop de colons à mon gôut.

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Bière et horticulture ornementale

Si vous le voulez bien, je vais commencer par le second...

Toujours dans le but de souligner le 400e de Québec, la ville a fait installer des "mosaïcultures" dans chacun des arrondissements de Québec. C'est joli, surtout la porte qui est assez impressionnante. Je l'ai prise en photo d'un autre angle:


Cependant, je m'interroge sur la thématique du "pissenlit en pot" qui se trouve dans l'arrondissement de Charlesbourg:

Enfin... Pour avoir vu les gens à l'oeuvre lors d'une visite à la bibliothèque qui se trouve en arrière-plan, force est d'admettre que c'est beaucoup de travail. Mais des pissenlits?

Je me demande ce qu'on a pu installer dans mon arrondissement... La moustache de Michel Goulet? Une moissonneuse-batteuse? Que d'excitation!

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Pour ce qui est de la bière, je suis allée faire un tour au presque mythique Dépanneur de la Rive à Cap-Rouge d'où j'ai ramené deux bouteilles de blonde au Chardonnay de la Barberie. L'endroit est tout petit, on peine à s'y déplacer.

Ça m'a rappelé les "Beer stores" quelquefois adjacents aux succursales de la LCBO que j'ai vus à Ottawa en mai alors que j'étais en voyage avec mes élèves. Pour des raisons évidentes, je n'ai pu y mettre les pieds, mais ça me semblait être de bien jolis endroits.

La même chose serait-elle possible ici, avec la bière ou le vin par exemple?

(J'ai pensé à des noms. Mais c'est pas terrible. "La vinerie" je trouve que ça sonne trop comme "binerie". Enfin...)

Je ne suis pas une assidue de la SAQ, mais ceux d'entre vous qui y allez, pensez-vous que ce pourrait être viable?

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Gros village

Du blé d'Inde en ville...
Boul. Louis XIV, Charlesbourg

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Du calme, S.V.P.

Décidément, McCartney cause autant d'hystérie qu'il y a 45 ans. Cependant, les filles ont cédé leur place aux gars.

Dans l'expression de leur opinion sur la venue de l'ex-Beatle à Québec, MM. Martineau et Lagacé ont réagi de façon exagérée en apportant des arguments qui, franchement, ne tiendraient pas la route jusqu'à Beloeil si ces messieurs tentaient de venir à Québec par la 20. D'autant plus que ces commentaires ne servent qu'à relancer la "guéguerre" Québec-Montréal.

Lagacé expose comme arguments la vacuité de l'oeuvre solo de McCartney et le besoin de Québec de se faire reconnaître, besoin partagé par Montréal. Je partage son opinion sur ce dernier point: la reconnaissance presque obligatoire par l'étranger.

Martineau cependant n'en revient pas puisqu'il y fait référence à trois reprises dans ses billets (ici, ici et ici). Vraiment, après la troisième référence je me disais: "Reviens-en tab...". Son argumentation est encore plus risible: il se demande quel est le lien entre McCartney et la fondation de Québec...

Ben... le même que celui entre Céline Dion et la fondation de Québec tsé...

Vraiment, je trouve ce cassage de sucre "cheap". Est-ce de la jalousie ou le besoin de trouver des poux? Je ne demande pas de la complaisance de la part des deux messieurs. Mais est-ce que ça aurait causé problème de tout simplement dire "ce n'est pas dans mes intérêts et donc je n'irai pas" plutôt que de dire des âneries? D'autant plus que le contexte a changé depuis quelques mois: le 400e commence à lever, le Championnat mondial de hockey a été un franc succès; c'est d'ailleurs avec une partie des profits générés qu'on peut se payer Sir Paul, qui aurait réduit son cachet.

Ce que j'en pense?

Je crois que c'est un coup de génie. Un coup de marketing extraordinaire. Parce qu'au-delà de la volonté plus ou moins avouée de vouloir donner de l'exposure à tout prix à la ville de Québec, il n'en demeure pas moins que l'annonce de la venue de McCartney en sol nord-américain a déclenché un vif intérêt chez certains de nos voisins du sud. Pensez-y 2 minutes: ces gens-là restent 2-3 jours, dépensent à Québec, visitent, reviennent chez eux, et qui sait, parleront peut-être positivement de la ville à leur entourage...

N'importe quelle campagne de publicité aux États-Unis n'aurait probablement pas fait mieux. J'ai très hâte d'être au courant des retombées de cet événement.

Si je vais y être?

Ben c'est sûr. J'ai été une Beatlemaniaque aguerrie dans une autre vie. D'autant plus que "Paul McCartney" et "Spectacle gratuit", ça ne revient pas souvent dans la même phrase.

J'ai juste un souhait... ben, deux en fait.

D'abord qu'il nous foute la paix avec les phoques. Et qu'il ne chante pas Où est le soleil?

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